Association AFPaix

Connaître nos origines culturelles communes pour nous rapprocher de la paix, la culture araméenne est la mère de toutes les cultures sur terre orientales comme occidentales
Nous recherchons les points communs pour montrer à quelle point nous somme culturellement semblable, donc se connaître pour mieux se rapprocher pour retrouver la paix pour tous.

Beaucoup de mot en arabe sont d’origine araméenne, même le mot arabe n’a pas de sens en arabe, mais en araméen, cela veut dire nomade.

De même beaucoup de mot en français ont des racines araméenne. Ainsi, Le verbe être en Français, n’est pas d’origine grec ou latine, mais il est d’origine araméenne. La culture araméenne est une culture commune à l’humanité qui rassemble et rapproche l’orient de l’occident

 

Durant ses 3 000 ans d’histoire écrite, l’araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C’était une des langues quotidiennes en Palestine pendant la période du Second Temple (539 av. J.-C. – 70 apr. J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d’une grande partie des livres bibliques de Daniel et d’Esdras, et la principale langue du Talmud.

Les Araméens de vers – 1 200 à + 730

Localisation

Les Araméens (ou Amramean ou Aramäer), sont un peuple sémite du Moyen-Orient, semi-nomades de pasteurs, qui vivaient en haute Mésopotamie et en Syrie. Les grandes puissances telle que l’Égypte, la Babylonie, l’Assyrie étant affaiblie, ces tribus nomades s’installent dans le couloir Syro-palestinien. Plusieurs royaumes Sémitiques, d’abord nomades, se fixent le long de l’Euphrate au Xe siècle.

Les royaumes s’étendaient jusqu’ en territoire Assyrien, ses derniers en 733 rasent la ville de Damas, qui centrée sur son oasis s’était constituée en royaume. L’écriture Araméenne était issue de l’alphabet Phénicien.

Leurs premières traces sont signalées par une inscription du Roi Naram-Sin d’Akkad (2255-2218). Elle fournit la plus ancienne référence à « l’Aram » (Définissant le lieu), mais les chercheurs sont en désaccord quant à l’emplacement réel et à la signification de ce mot « Aram ». Pour la ville de Damas on parle souvent de royaume d’Aram. On a trouvé d’autres très anciennes références à un endroit où les gens de « Aram » ont fait leur apparition : Dans les archives de Mari (vers 1900), celles d’Amarna (Tell el-Amarna, vers 1350), puis celles d’Ougarit (vers 1300). Dans la Bible Hébraïque est mentionné cinq fois, « Aram-Naharaim » (ou « Aram des deux rivières »). Cette région est généralement identifiée avec Naharina (ou Nahrima), mentionnée dans trois tablettes d’Amarna. C’était la terre ou la ville de Haran. Selon une tradition rabbinique Juive, ce serait le berceau d’Abraham.

D’autres entités avec le nom « Aram » sont mentionnées dans la Bible Hébraïque : Aram-Damas (ou Aram-Damascus), qui était un État Araméen centré autour de Damas en Syrie, de vers 1200 jusqu’à 733/732, Aram-Rehob qui fut l’un des premiers royaume Araméen, dont le chef-lieu était Rehob (ou Beth-Rehob) et Zobah (ou Aram-Zobah) qui était la capitale d’un état Araméens dans le Sud de la Syrie située probablement entre Hamath (ou Hama, une ville sur les rives de l’Oronte dans le centre de la Syrie) et Damas, près de la ville de Berothah (Berothai). Il fut d’une importance considérable. Dans le livre de Samuel (XIV. 47) son Roi est censé avoir combattu avec Saül, mais ce fait est jusqu’à aujourd’hui non confirmé.

Livre écrit en Araméen (Serto Syriaque) du monastère
de Sainte-Catherine, Mont Sinaï – XIe siècle

Un autre de ses Rois, Hadadezer (« aide Hadad » ou Hadadezer Ben Rehob ou Hadadezer Bar Rehob, début du Xe siècle), fils de Rehob, s’allie avec les Ammonites contre David, qui a vaincu Zobah et mis le royaume vassal d’Israël (II Samuel x.). Dans cette guerre Hadadezer est aidé par les Araméens d’au-delà de l’Euphrate (Sam II. X. 16). Lors de la prise de pouvoir de Salomon, Zobah redevient indépendante d’Israël.

Après le Xe siècle, Zobah n’est plus mentionnée dans la Bible, mais la ville de Subiti, qui est mentionnée dans les annales de l’Empereur d’Assyrie Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626) comme ayant été conquise par lui, est probablement la même que Zobah.

Origine

Les Araméens sont identifiés comme des tribus semi-nomades et pastorales et ils s’implantent en Mésopotamie du Nord, en Syrie et sur la côte Phénicienne après l’effondrement de l’Empire Hittite, vers 1200. Ils n’ont jamais eu un empire unifié, ils ont été divisés petits en royaumes indépendants dans tout le Proche-Orient. Pourtant, ils vont avoir le privilège d’imposer leur langue et leur culture à l’ensemble de ce Proche-Orient.

Leur origine géographique, comme celle des Amorrites, n’est pas, même aujourd’hui, bien définie en raison de la quantité limitée inscriptions concernant leur mention en Mésopotamie. Les hypothèses anciennes, qui supposaient pour l’ensemble des Sémites, un berceau en Arménie ou dans la chaîne de hautes montagnes du Pamir ou en Arabie, ne sont plus retenues. Les spécialistes, aujourd’hui, penchent plus pour un mode de vie commun plutôt qu’une origine géographique commune. Les tribus se seraient formées instinctivement à l’intérieur du système économique Syro-Mésopotamien.

La question de l’identification ethnique est débattue au sein de la communauté araméenne, c’est pourquoi les Araméens modernes sont identifiés comme : des Assyriens ou des Syriaques ou des Assyro-Chaldéens.

Langue et écriture
Les Araméens n’ont jamais eu un Empire unifié, ils ont été divisés petits en royaumes indépendants dans tout le Proche-Orient. Pourtant, ils vont avoir le privilège d’imposer leur langue et leur culture à l’ensemble de ce Proche-Orient. Une des plus grandes collections de textes en Araméen Achéménide, au nombre de 500 environ, est celle des « tablettes des fortifications de Persépolis », découverte durant les fouilles de la ville par Ernst Herzfeld et Erich Frederich Schmidt.

Les Araméens sont généralement définis par l’utilisation de cette langue araméenne, d’abord écrite en utilisant l’alphabet Phénicien légèrement modifié. Leur langue, appartient comme l’Hébreu, l’Ammonite et d’autres, au groupe de dialectes sémitiques du Nord-ouest.

Dès le VIIIe siècle av.J.C, l’araméen (langue et écriture) est en concurrence avec l’Akkadien (langue et écriture cunéiforme) en Assyrie, puis se répand dans tout l’Orient.

Au VIe siècle, lorsque les monarques de l’Empire Perse Achéménide veulent un langage qui peut être compris par tous leurs sujets dans leur Empire, ils choisissent l’Araméen qui devient aussi la langue administrative.

Le Grec en tant que langue verra le jours dans cette Empire que plusieurs siècles plus tard, au IIIe siècle av.J.C, lorsque l’Araméen aura perdu de son prestige parce qu’une langue trop sophistiquée.

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Stèle où figure une dédicace en Araméen

 au Dieu Salm – Ve s. av.J.C- Musée du Louvre

La langue resta quand même le dialecte commun de tous les peuples du Proche-Orient et ce jusqu’à l’invasion arabe en 650 ap.J.C. Elle a donné son nom à l’alphabet Araméen avec lequel elle était écrite. Selon le linguiste Klaus Beyer, l’histoire de la langue Araméenne se décompose en trois grandes périodes :

L’Araméen ancien (1100 av. J.C – 200 ap. J.C) avec notamment : l’araméen biblique de la Bible Hébraïque, l’Araméen de Jésus, l’Araméen du Targums, le tournant du Vieux-araméen serait au environs de 500 av.J.C quand la langue change en Araméen Impérial, la lingua franca de l’Assyrie, les néo-Babyloniens et l’Empires Perse Achéménide.

L’Araméen Moyen (200 – 1200) avec notamment : le Syriaque littéraire, l’Araméen des Talmuds et Midrashim, l’Araméen Nabatéen.

L’Araméen moderne (à partir de 1200) avec notamment : diverses langues vernaculaires modernes. Ces langues ne sont pas toutes mutuellement compréhensibles, par exemple le Syriaque orientale est appelé Chaldéen ou Assyrien. Il reste par contre très peu de vestiges de l’Araméen occidental, qui aujourd’hui n’est parlé que dans le village Chrétien de Ma’lula en Syrie et les villages musulmans de Bakh`a et Jubb’Adin dans les montagne de l’Anti-Liban (Chaîne de montagnes parallèle à la chaîne du Mont Liban, dont elle est séparée par la vallée de la Bekaa).

L’histoire

Les tribus pasteurs et nomades ont toujours été une caractéristique du Moyen-Orient, mais leur nombre semble varier en fonction des conditions climatiques et de la force des Empires qui se créèrent. La période 1800-1300 semble avoir été une période d’aridité croissante qui incita les éleveurs à passer une plus longue transhumance avec leurs troupeaux. Les zones urbaines diminuèrent d’importance, jusqu’à ce que finalement tout un mode de vie nomade d’éleveurs soit arrivé à dominer la région.

Au début du XIVe siècle, une grande partie de l’Israël était Araméenne. Ces tribus pratiquèrent alors en Babylonie des raids. Les Araméens pillèrent les campagnes et attaquèrent les caravanes. Ils furent une menace pour le commerce de longue distance et le prestige royal s’en ressentit.

Les citadins riches achetèrent la protection des Araméens. Les opposants à ce système se réfugièrent au Pays de la Mer et incitèrent les Rois de Babylone à reprendre la guerre. Selon le livre biblique des Juges, Othniel (ou Othiel Ben Kenaz, en Hébreux : עָתְנִיאֵל בֶּן קְנַז, premier des Juges bibliques) aurait été vaincu par une armée commandée par le Roi d’Aram-Naharaim, (ou « Aram des deux rivières ») Shushan-Rishathaim (En Hébreu : כּוּשַׁן רִשְׁעָתַיִם).

Au XIVe siècle on trouve la trace d’un peuple Araméen, les Ahlamu (ou Aḫlamû « vagabonds » ou Akhlamû-Araméens ou Ablamu-Arameens). Le nom Ahlamu est mentionné pour la première fois dans les lettres d’Amarna. La présence des Ahlamu fut également attestée en Assyrie et même à Nippur et Dilmun (Bahreïn). L’Empereur d’Assyrie Salmanasar I (1275-1245) vainquit le Roi du Mitanni, Shattuara II (v.1280-v.1270) qui s’était révolté avec l’aide de mercenaires Hittites et Ahlamu. Un terme équivalent apparaît chez les Égyptiens, Shasou (Shsw « vagabond »). Ceux-ci sont mentionnées comme la principale source d’instabilité dans l’Empire Égyptiens du Levant à partir du règne de Toutânkhamon (1336/35-1327). Ils sont encore cités un peu plus tard.

Les Ahlamû auraient coupé la route de Babylone à la capitale Hittite Hattousa et l’Empereur d’Assyrie Toukoulti-Ninourta I (1245-1208) affirma qu’il conquit la ville de Mari, le Hana, Rapiqum sur l’Euphrate et « la montagne de l’Ahlamu », apparemment la région De Djebel Bisri. Enfin sur une inscription de l’Empereur Téglath-Phalasar I (1116-1077), ce dernier les appelle « Akhlamû-Araméens » (ou Ahlame Armaia). Puis les Ahlamu disparurent des anales Assyriennes pour être remplacés par les Araméens (ou Aramu, Arimi).

Toutefois il est possible que les deux peuples n’aient rien de commun, mais qu’ils aient simplement habités la même zone.

Au XIe siècle les Araméens s’établirent en Syrie. La Bible nous dit que les Rois Hébreux, Saül (1030-1010), David (1010-970) et Salomon (970-931) luttèrent contre les royaumes Araméens à la frontière Nord d’Israël : Aram-Sôvah dans le Beq’a, Aram-Bêt-Rehob et Aram-Ma’akah autour Mount Hermon et enfin Damas.

Statue du temple
Araméen de Tell Halaf

Plus au Nord, les Araméens furent en possession d’Hamath (ou Hama, une ville sur les rives de l’Oronte dans le centre de la Syrie) et ils devinrent assez fort pour se dissocier du bloc néo-Hittite. Au cours du Xe et IXe siècles, ils conquirent Samal (ou Sam’al ou Ja’udi ou Ya’udi ou Yadiya ou Gabbar bits), cité-État du Nord de la Syrie (aujourd’hui Zincirli Höyük ou Zenjirli Höyük dans les montagnes de l’Anti-Taurus, province de Gaziantep de la Turquie) et le Yamkhad, dans la région d’Alep, puis Arpad (Ville de Syrie au Nord-ouest d’Alep appelée actuellement Tell Rifat) qu’ils rebaptisèrent Bît-Agushi et Til Barsip, qui devint le chef-lieu de Bît-Adini (Également connu sous le nom de Beth Eden). Dans le même temps, ils se déplacèrent à l’Est de l’Euphrate où ils s’établirent aussi grand nombre dans l’ensemble de la région que l’on a appelé Aram-Naharaim (ou « Aram des deux rivières »).

L’un de leurs premiers royaumes de la Mésopotamie fut Bît-Bahiâni (Tell Halaf). L’Empereur d’Assyrie Adad-Nirâri II (912-891) fut attaqué par les Babyloniens alliés à ces Araméens, mais il va battre deux de ses Rois. Il se réconcilia avec le second et inaugura un protectorat Assyrien sur la Babylonie durant deux siècles. Les Assyriens exterminèrent alors quelques Araméens pour le plaisir. Les Rois de Babylone voulurent définitivement s’affranchir de ce joug, en 878, ils tentèrent de porter secours à des Araméens attaqués par l’Assyrien Assur-Nasirpal II (884-859), mais ce dernier gagna la bataille et sema la terreur dans le pays.

Au cours du IXe et VIIIe siècle, tous les petits royaumes Araméens furent envahit par les Empereurs successifs d’Assyrie, Adad-Nirâri III (810-782), Assur-Nasirpal II et son fils Salmanasar III (859-824), qui détruisit un grand nombre de petites tribus. Il apporta de ce fait aux Assyriens le contrôle de la Syrie, de son commerce local et de ses ressources naturelles. Certains Empereurs Assyriens prirent même des épouses Araméennes.

Les Araméens maintenant mêlés aux populations locales suivirent le cours de l’histoire de ces régions où Néo-Babyloniens, Perses Achéménides, Macédoniens, Séleucides et Romains se succédèrent…